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Mardi 27 mai 2008



Les documentalistes doivent-ils étoffer leurs compétences et devenir multitâche ?
C’est clair. À mes yeux, il n’y a pas de différence entre veille, knowledge management et records management : tout ceci constitue un métier global. Les compétences doivent être plus larges ; comprendre les attentes de l’entreprise, ne plus être centré sur le document mais sur les hommes, maîtriser la variété des sources – podcasts, flux RSS…–, concevoir des services novateurs basés sur les wikis et les blogs, imaginer d’autres produits.

TEXIER Bruno, Jean Michel, consultant en management de l'information :

« les jours des professionnels à l’ancienne sont comptés », archimag - février 2008


Tiens et si je devenais "veilleuse", après mon Master en Archivistique et mon stage en Records Management... après tout, d'après Jean-Michel, c'est le même métier, je dois être autant capable... Pas persuadée...
J'ai lu sur un blog (http://www.figoblog.org/), la dernière fois, une jolie comparaison traduite d'un autre blog (http://laprofe.blogspot.com/) qui serait une bonne réponse à Jean-Michel (histoire de lui dire qu'il est quand même à côté de la plaque et qu'il mélange un peu tout) :

"Affirmer que la bibliothéconomie, la documentation et l'archivistique ne sont que des branches de spécialisation d'une même pratique et que les "professionnels de l'information" peuvent passer de l'une à l'autre sans aucun problème de compétence (...) c'est comme de dire qu'un médecin et un vétérinaire font dans les grandes lignes le même métier parce qu'ils travaillent tous deux sur des êtres vivants et qu'ils ont tous deux des cliniques où l'on s'occupe des malades.
(...)
Tous deux font des diagnostics, de la chirurgie et prescrivent des médicaments, comme nous faisons tous de la collecte, de la description et de la communication de documents."


Beh, c'est la même chose pour la veille, le Knowledge Management, le Records Management... Quand je vois ce que fait ma maître de stage, documentaliste et chargée de veille de l'entreprise où je suis, et bien, je ne vois pas bien ce qu'on fait de semblable, mis à part l'analyse des documents, et encore... Certains éléments que nous jugeons essentiels en "Archivistique / Records Management" ne le sont pas forcément pour un documentaliste... Ne parlons du classement... Et évidemment la collecte est fortement différente : nous, nos archives, on les récolte et on n'a pas le choix : la sélection des informations et des documents n'a rien à voir dans les deux métiers...
Et, je suis en train d'apprendre le métier d'archiviste/records manager (moi petite stagiaire) à une documentaliste (certes bien informée maintenant) mais qui ne sait pas comment elle s'organisera entre toutes les missions qu'on lui confiera (veille, RM) et ce qu'elle fera en matière de Records Management lorsque je ne serai plus là... et Jean-Michel parle de "Documentaliste multitâche", on croit rêver...
Et quant au Knowledge Management, pour moi, ça englobe énormément de métiers : la documentation, la veille, le records management, l'archivistique, les communications interne et externe qui se nourissent de toutes ces sources d'information et qui sont chargées de relayer les informations entre tous les éléments d'un organisme. C'est un concept à la mode qui se décline en multiples autres concepts à la mode dans les entreprises...
Etre consultant en Management de l'Information ne veut pas dire grand chose, dans la mesure où les boîtes comme Stocomest, comme Eurodoc, ne recrutent pas des consultant en Management de l'information mais des archivistes, des documentalistes et autres spécialistes du knowledge management...
par AnarchivistiK Moe publié dans : Ce qu'on peut lire sur le métier
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Vendredi 15 février 2008

une nouvelle fiche métiers à dépiauter...


ARCHIVISTE


Définition

L’archiviste est chargé de collecter, étudier, classer et restaurer les archives et également de les communiquer au public et le plus souvent aux chercheurs. Ces archives proviennent des administrations, des entreprises, des associations ou parfois même de particuliers. C’est aussi fréquemment un métier d’historien.  (> N'est-ce pas une façon là de dire que l'archivistique est une des sciences auxiliaires de l'histoire ? Enfin, on n'est pas forcément des historiens... en tout cas, clairement, pas moi !)

Description des tâches / conditions de travail
Du manuscrit médiéval, chartes et autres documents anciens, à l’enregistrement sur supports électroniques d’une émission de télévision, en passant par l’acte notarié attestant l’achat d’une propriété, il existe toutes sortes d’archives plus ou moins précieuses. Il s’agit dans tous les cas de documents originaux (documents écrits, photos, disques, films…), destinés pour une raison ou pour une autre à être conservés. Les supports utilisés aujourd’hui (microfilms, répertoires numériques, bases de données informatisées) permettent de gagner à la fois beaucoup de temps et d’espace.
Si, en tant qu’archiviste, vous avez pour objectif premier de classer et conserver les documents, un autre aspect très important du métier porte sur la communication. Que vous travailliez dans un musée, une municipalité ou une entreprise, vous devez veiller à transmettre les archives à un public de plus en plus demandeur.
Le métier s’exerce principalement dans la fonction publique, notamment territoriale (archives nationales (territoriales, les AN ?), régionales, départementales, municipales…) avec un accès sur concours de catégorie A (pas seulement..). Par ailleurs et de plus en plus, de grandes entreprises, soucieuses de conserver leur « mémoire », se sont dotées d’un services d’archives. Une activité qui ancre l’archiviste – appelé alors « records manager » - au cœur de la gestion de l’information. (> donc archiviste et records manager sont deux métiers identiques, sauf qu'un est dans le privé et l'autre non ?)

Salaires / revenus
Dans la fonction publique, les salaires varient de 1 300 € environ (début de carrière) à 2 300 € (fin de carrière). Dans le privé, les salaires sont plus élevés et varient en fonction de la taille de l’entreprise et des responsabilités exercées.

Evolution professionnelle
Après quelques années d’expérience professionnelle, l’archiviste peut devenir responsable d’un service d’archives. C’est lui qui définit alors et met en place la politique d’archivage de l’établissement. Il peut évoluer également vers des fonctions proches, telles que bibliothécaire ou conservateur du patrimoine. (> sympa l'idée de devenir bibliothécaire avec plus d'expérience ; avec plus d'expérience, on apprend un tout nouveau métier...)

Etudes / formations
Un DUT (information -) communication, option métiers du livre permet de postuler un emploi d’archiviste ou de passer un concours de la fonction publique. (bon, je me suis permise de rajouter la notion d'information au DUT c'est quand même le plus important ! ensuite bon option métiers de livre, oui ça ça mène à la bibliothèque mais bon les archives, Bof)
Au niveau encadrement les études sont très sélectives et conduisent à un niveau bac + 5. Plusieurs possibilités :
- Ecole nationale des chartes : accès sur concours après 2 années de classe préparatoire (khâgne et hypo khâgne).
- Institut national du patrimoine : accès sur concours pour les titulaires d’une licence ou d’un master.
- Etudes universitaires jusqu’au niveau bac + 4/5. Plusieurs masters sont spécialisés dans le domaine du traitement scientifique des archives (Mulhouse, Lille 3, Lyon 3, Angers, Toulouse 2, Versailles St-Quentin-en-Yvelines, Paris 12) (> bac +4, ça n'existe plus...)
La formation acquise à l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques prépare également aux métiers des archives.


http://www.cidj.com/Viewdoc.aspx?docid=284&catid=1

par AnarchivistiK Moe publié dans : Ce qu'on peut lire sur le métier
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Lundi 10 décembre 2007

Je suis tombée ce soir sur une petite page internet qui m'a fait un peu réagir... En effet, sur cette page, l'ONISEP décrit notre métier mais comme ils ont voulu en faire trop, il y a certains détails qui sont faux ou approximatifs. Voyez par vous-même :

  • "En résumé :  A la différence des documentalistes ou des bibliothécaires, les archivistes conservent et mettent à la disposition des utilisateurs des documents d'origines et d'époques très diverses, qui n'étaient pas destinés, au départ, à la consultation publique."
Il faudra leur dire aux rédacteurs de cette fiche que nous ne conservons pas que des documents confidentiels qui à terme sont ouverts à la communication pour les chercheurs... Certains de nos documents sont communicables de suite et à tous...

 
 
  • "Mais les grandes entreprises recrutent des archivistes chargés d’assurer la préservation de leur histoire. À mi-chemin entre le documentaliste et l’archiviste, ces nouveaux professionnels, baptisés record manager  (gestionnaire de documents, ou de mémoire), archivent tous les documents internes (imprimés ou électroniques) afin de garder la mémoire de l’histoire de l’entreprise et du contexte de ses succès comme de ses échecs."
Hum, limite la définition du records manager... Je ne pense pas que le but premier de ce dernier est de conserver la mémoire de l'entreprise... Et pour être honnête, le records manager est quand même plus près de l'archiviste que du documentaliste...

  • "Le privé recrute : Selon l’Association des archivistes français, c’est le secteur privé qui offre les meilleures perspectives d’emploi aux débutants. Dès que leurs effectifs dépassent mille salariés, les entreprises disposent en effet d’un service d’archives assez important."
Ca dépend où ! Faut pas faire de généralités comme ça ! Et puis important, ça veut dire quoi ?


 
  • "Rémunération : Au sein de la fonction publique d’État ou territoriale, un archiviste débutant est rémunéré entre 1 300 et 1 600 euros brut par mois. Dans le secteur privé, les salaires sont plus élevés (entre 2 000 et 2 300 euros brut par mois) et varient en fonction de la taille de l’entreprise et des responsabilités exercées."
 

Faut dire quand même qu'au début de carrière, on peut être simplement au SMIC (quand on voit les offres d'emplois) !

  • "Le goût de l'histoire : 

    Le métier nécessite un bon niveau en histoire , pour analyser et décrypter le contenu des documents, ainsi que la connaissance de plusieurs langues étrangères , anciennes ou contemporaines. L’archiviste possède bien sûr une grande curiosité intellectuelle , la capacité de s’intéresser à des sujets très différents et celle de résister aux tâches répétitive telles que classement ou la manipulation d’archives. Autres qualités requises : la rigueur et la méthode ."
Répétitives, répétitives.... Ca reste relatif ! Au moins, on est pas toute la journée derrière un bureau sur un ordinateur à bouiner des trucs et à se faire mal aux yeux... Et pis si y'en a marre de manipuler les boîtes, beh on passe au classement, à la rédaction de l'instrument de recherche, à la tenue de nos inventaires, on fait du tri et on jette des archives qui auraient dû être jeter depuis un moment déjà, on conceptualise, on améliore notre système d'archivage... Bref, on a plein de choses à faire : on ne fait pas que classer ou manipuler des boîtes !


Et en ce qui concernent les formations pour accéder au métier, beh elles n'y sont pas toutes évidemment... Mulhouse, la plus vieille formation universitaire pour être archiviste n'en fait même pas partie...


Enfin, je vous laisse découvrir la page : http://www.orientation-formation.fr/metier_onisep.php3?code_onisep=10188&cif=10188



par AnarchivistiK Moe publié dans : Ce qu'on peut lire sur le métier
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