Quantcast

Présentation

Il est quelle heure ?


Calendrier

Juin 2013
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

A l'étranger

Mardi 13 avril 2 13 /04 /Avr 23:14

Un article de l'Express.fr au titre révélateur : "Des archives contre Kagamé" [http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/des-archives-contre-kagame_859583.html#xtor=AL-447] m'a légèrement dérangée... En effet, on y annonce que l'universitaire André Guichaoua, auteur de Rwanda. De la guerre au génocide. (La découverte), va publier sur son site un certain nombre de documents mettant en cause Kagamé, actuel chef de l'état du Rwanda, dans le génocide.

Curieuse comme je suis, je me suis ruée sur son site pour constater... Dans ce site [http://rwandadelaguerreaugenocide.fr/], nous retrouvons les annexes de l'ouvrage rédigé par l'auteur. Et parmi ces annexes, des retranscriptions de documents d'archives : des rapports d'experts, des listes nominatives, des scans d' un agenda personnel, de carnets de notes, des témoignages et rapports de procès... 

Je suis consciente que c'est important de faire comprendre l'histoire du génocide rwandais... Et j'imagine, si l'auteur a pu publier ces documents, qu'il en a eu le droit et que la question de la confidentialité n'est pas à poser (vraiment?)... Mais de là à diffuser autant de documents remplis d'informations brutes ? Ce "dégueulement" d'info me donne la nausée, me fait mal la tête, me gêne pour toutes les victimes et pour la population rwandaise encore trop fraîchement meurtrie par ce massacre...

Publié dans : A l'étranger
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 30 mars 2 30 /03 /Mars 14:11

ASF.jpg

Publié dans : A l'étranger
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 7 mars 7 07 /03 /Mars 20:02
Ethelbert, un lecteur régulier de mon blog m'a envoyé un petit article qui m'avait complètement échappé.

JSDC10559e ne pense pas avoir trop le droit de diffuser cet article sur mon blog... Hum, le droit d'auteur... Donc je vais essayer de vous le restituez au mieux. [Si vous voulez vous le procurer, cet article a été publié dans le Monde, le 02/03/2010 ; son auteur est Stéphanie Maupas et son titre :
"Âpre bataille pour la conservation des archives du Tribunal pour l'ex-Yougoslavie"]

Cet article a été écrit à l'occasion de la réouverture du procès, le 1er Mars, d
e Radovan Karadzic, ancien chef politique des Serbes en Bosnie. Il est accusé de génocide et de crime contre l'humanité pour ses actes perpétrés pendant la guerre de Bosnie Herzégovine (1992-1995).

16 années d'enquêtes, 409 témoins, juste pour ce procès... je vous laisse imaginer la masse de documents produits, autant d'informations essentielles pour comprendre ce qu'il s'est passé en Europe centrale.
"
Depuis son institution en 1993, le TPIY a accumulé une banque de données considérable nourrie par plus de 110 procès et les dépositions de quelque 4 000 témoins. Alors que le tribunal doit fermer aux alentours de 2013, les Nations unies planchent sur l'avenir de ces archives. A qui appartiennent ces pièces ? Où et par qui seront-elles conservées ?"
Le débat relatif au devenir des archives date quand même de 4 ans et aucune décision n'a été encore prononcée...
L'ONU
s'estime propriétaire des archives et voudraient les conserver à La Haye et envoyer des copies aux pays concernés : une campagne de numérisation a d'ailleurs déjà débuté... 
Bien sûr, les pays de l'Europe Centrale sont en défaveur de cette solution. "Et Munira Subatic, présidente des Mères de Srebrenica, réclame les pièces originales pour Sarajevo. " Il y a quinze ans que j'attends la justice et la vérité. Je cherche encore la dépouille de mon fils. Si l'on sait que 90 % des crimes et du génocide ont été perpétrés en Bosnie, il est superflu de se demander où les archives doivent aller ! "". De même, " rescapée de Srebrenica, Hatida Mehmedovic affirme avec force que " les archives devraient être à Potocari - siège du mémorial des victimes de Srebrenica - , placées sous la compétence des autorités centrales et des Nations unies. J'étais à Srebrenica. Nous n'avons pas eu droit à la vie de nos enfants, nous avons droit à leur mémoire. ""

Et l'auteur se doit de conclure son article par ce paragraphe :
"
Deux autres questions sont en suspens : la protection des témoins et celle des documents transmis par les Etats sous réserve de confidentialité absolue. De nombreux témoins, protégés en raison des risques encourus, ont déposé sous pseudonyme ou à huis clos. Au cas par cas, le tribunal a commencé, après consultation, à organiser la levée de ces protections. Par ailleurs, les Etats, la Serbie notamment, ont transmis des documents classés secrets, à condition qu'ils le demeurent. Ils ont ainsi échappé à la destruction par les tenants des anciens régimes. Leur statut futur reste à préciser."
SDC10629.JPG
Alors, que faire ? Ne serait-il pas simplement judicieux de créer un centre d'archives quelque part en Bosnie sous la protection de l'ONU ? Ainsi, chacun des citoyens serbes, bosniaques,... ayant souffert de la Guerre de Bosnie au début des années 1990 pourra effectuer les recherches qu'il voudra, dans un centre d'archives "sur place". Et l'ONU de garder la "main mise" sur les différents fonds, de contrôler les communications, la communicabilité des archives, etc... pourquoi faudrait-il que les archives concernant ces européens se situent à des milliers de km d'eux ? Aujourd'hui, la Bosnie, le Monténégro étant dans l'UE, ne peut-on pas y voir là un signe de stabilité? L'ONU pourrait faire confiance à l'UE et travailler en collaboration avec elle pour la protection de ces archives par l'Etat désigné pour accueillir ces archives-là ?
Qu'en pensez-vous, de votre côté ?

Publié dans : A l'étranger
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 12 février 5 12 /02 /Fév 17:41

Un archiviste palestinien et un archiviste israélien tous deux de Jérusalem, tous deux récompensés pour leur travail. Et ça, c'est bien !! :-)

http://www.achuka.co.uk/achockablog/archives/2010/02/archivist-award.html :

" As the ACHUKA Blog is essentially an archive of salient online links relating to children's books and their creators, I was particularly happy to receive these details (from Rachel Albergo) of the following award (presented just over a week ago) and take pleasure in giving it a little further publicity:

The Scone Foundation's Seventh Annual Archivist of the Year Awards, 2010

This year, the honor was awarded for the first time to two archivists, both from Jerusalem. One Palestinian archivist, Mr. Khader Salameh of the Al-Aqsa Library and Muslim Museum and one Israeli archivist, Dr. Yehoshua Freundlich, the Israeli State Archivist..

Beginning with a presentation promptly at 6 o'clock, Stanley Cohen, founder of The Scone Foundation, kicked off the evening by explaining why it is important for archivists to be acknowledged for their work. "The archivist plays an understated, but essential role in our society," stated Mr. Cohen. "The role of the archivist is, however, much broader than acting as an essential resource for writers, researchers or historians and we thought that they should be honored more directly than a mention in the front or the back of a book."

Mr. Khader Salameh was the first to speak and accept his award. One of his ongoing concerns is the preservation of Palestinian newspapers from 1900 to the present day. He touched on this concern in his speech, showing select images of the 1,000 Palestinian documents that are in dire need of preservation. He believes it is important for these documents to be available to the public and hopes to be able to publish the documents on their website for everyone to view.

Mr. Salameh has served as director of the Islamic Museum and director of the al-Aqsa Mosque library for over two decades. He has published several catalogs on Arabic manuscripts, not only at the al-Aqsa library, but at private foundations as well. Mr. Salameh has played an important role in the preservation or archives and has delivered many lectures on the importance of digitization of archives. Among his publications is a monograph: "A General Survey of Christians in Jerusalem through the Shari'ah Court Registers." He was previously employed in the Hebrew University Library and worked as a librarian in Saudi Arabia and as a teacher in Libya. A PhD candidate in Ottoman History, he holds a Masters degree from Hebrew University.

Dr. Yehoshua Freundlich was second to accept and deliver his speech. Dr. Freundlich painted a picture for the audience of Jerusalem, the place he and Mr. Salameh call their home. He described Jerusalem as a diverse community. He stated that even though Jerusalem is rich with diversity, there are no Palestinian archives in Israel. "Don't lose faith," Dr. Freundlich said, "We are keeping all the information...and it is incumbent upon us to pay attention to all communities."

Dr. Freundlich has served for many years as the general editor of the series, "Documents on the Foreign Policy of Israel'; he has also edited studies on the Jewish Agency and lectured on the relations between the U.N. and Israel. He joined the Israel State Archives in 1974 and was appointed State Archivist in 2006. He was born in Israel and educated at the Hebrew University with a major in the Modern History of Israel. He also earned a PhD studying diplomatic history of the Zionist Organization 1945-1948.

The evening concluded with a post award conversation with Rashid Khalidi, Edward Said Professor of Arab Studies at Columbia University and Dr. David N. Meyers, Director of the UCLA Center for Jewish Studies. The two discussed "Archives and History" and the challenges archivists face due to Israeli's political state. Dr. Meyers stated, "Archives can be the bridge of understanding between conflicting parties." Rashid Khalidi agreed saying "We need shared narrative in order for there to be peace. However, we need peace to reach this narrative and a narrative to reach peace."

Noted guests included two-time Pulitzer Prize winner Robert Caro; politician Hamilton Fish; New York Time's columnist Roger Cohen; writer David Kahn; French academic, writer and historian Annie Cohen-Solal; and American journalist David Margolick.

The Scone Foundation is a non-profit organization that provides grants for artist programs, historical societies, and art schools as well as the annual Calder Prize, which provides to a sculptor a residency program at the Calder home and studio in France.

see also
http://www.newyorkhistoryblog.com/2010/01/palestinian-israeli-archivists-feted-as.html"

Publié dans : A l'étranger
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés