Mercredi 4 novembre 2009
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Faut dire, je me suis demandée si ça valait le coup de continuer et d'imposer sur la toile mon point de vue de jeune archiviste.
Pourquoi? Parce que finalement parfois, je me sens en décalage par rapport à certains autres collègues qui sont déjà bien installés dans leur poste et qui n'ont qu'un vision bien
partielle du monde du travail. Effectivement, un jeune archiviste a un regard autre sur notre métier, de par ses recherches d'emploi, la veille qu'il effectue sur ces offres
alors même qu'il en poste quelque part... Bref, notre métier est en pleine évolution, le marché du travail n'est que fouillis et on y dépend exclusivement de ce que veut donner comme
priorité un patron (je parle pas de public, vous aurez remarqué...). Globalement, un patron croit en nos fonctions, il nous donne une bonne place ; un patron estime qu'on fait perdre de
l'argent à un entreprise, il nous met en bas de la hiérarchie, nous met sur un siège éjectable et nous fait sauter à la moindre occasion... C'est simple comme mécanisme. Plus le patron croit en
nous, plus notre travail est facilité. Plus le patron croit en nos fonctions, plus l'offre d'emploi qui fera paraître sera bonne. Cependant, combien d'archivistes à l'heure actuelle a conscience
de ça ? Au lieu d'essayer d'expliquer au patron qui on est, chacun râle dans son coin ou dans tout le réseau pour dire que cela est infect, etc... effectivement, je suis d'accord, c'est
infect et ça me révolte aussi mais faut pas se leurrer, la plupart des jeunes archivistes que nous sommes sont pour la plupart blasés de voir ça ! C'est tellement habituel.
Un forum comme archives-fr où chacun prend le temps de s'exprimer nous démontre une chose, il y a un fossé, même plusieurs fossés
entre nous tous... Tout d'abord, le fossé générationnel qui implique de nombreux autres fossés (chartistes / universitaires) (archiviste sur papier / archiviste sur nouvelles technologies avec
nouvelles méthodologies, etc) ; et enfin, le fossé privé / public - celui là est conséquent, tous essaient de l'atténuer dans les débats mais il sera toujours là.
Notre métier se diversifie. Effectivement, nous ne sommes plus que des historiens (j'en suis un parfait exemple moi qui n'a jamais
été bonne en histoire ; d'ailleurs ça me passait au dessus, la seule époque pour laquelle j'apprenais bien mes leçons, c'était le XXème siècle : les guerres mondiales, la guerre froide
; ensuite l'histoire industrielle à la fac m'a passionnée mais ça, c'est venu parce que je voulais être archiviste du privé et surtout pas du public, avant tout... donc ça m'a passionnée
parce que ça m'était utile.)
Notre métier, désormais, est une spécialisation de la gestion d'information, tout comme les documentalistes, les
bibliothécaires, les veilleurs... Nous pouvons parfois connaître les volets de la valorisation d'information, mais il faut bien être clair, c'est un autre métier, c'est de la communication !
Parfois même on valorise l'information dans le but de vendre, et là ça devient du marketing. A moins que vous ne pensiez que la communication ou le marketing fasse partie d'un grand domaine
représentant les métiers de l'Information. J'aurais aimé faire un schéma, pour essayer de nous situer par rapport aux professions soeurs et aux autres professions cousines comme la com... Je
dois y réfléchir pour l'avenir...